{"id":1896,"date":"2016-08-04T14:13:24","date_gmt":"2016-08-04T13:13:24","guid":{"rendered":"http:\/\/contrelenfermement.noblogs.org\/?p=1896"},"modified":"2016-08-04T14:13:24","modified_gmt":"2016-08-04T13:13:24","slug":"en-prison-le-telephone-nous-a-sauves","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/contrelenfermement.noblogs.org\/?p=1896","title":{"rendered":"En prison, le t\u00e9l\u00e9phone nous a sauv\u00e9s"},"content":{"rendered":"<div class=\"bust\">\n<div class=\"sub-header-article accur8-desktop accur8-tablet\">\n<div class=\"col-left fractal-desktop fractal-10-desktop collapse-7-desktop fractal-tablet fractal-6-tablet collapse-4-tablet\">\n<h3>H\u00e9l\u00e8ne se rend depuis quatre ans au parloir pour voir Alex, son fils de vingt ans. Elle raconte l\u2019absence de communication les premiers temps de l\u2019incarc\u00e9ration, l\u2019angoisse de ne rien savoir de ce que vit son fils, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il se procure un portable. Un t\u00e9moignage important, alors que l\u2019acc\u00e8s au t\u00e9l\u00e9phone en prison fait r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9bat, sans que les voix des proches ne soient entendues.<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div id=\"pageFirstContent\" class=\"page-content bust\">\n<div class=\"accur8-desktop accur8-tablet accurWidth-desktop accurWidth-tablet\">\n<div class=\"col-left fractal-desktop fractal-10-desktop collapse-7-desktop fractal-tablet fractal-6-tablet collapse-4-tablet \">\n<p><i>T\u00e9moignage recueilli par Fran\u00e7ois B\u00e8s, de l&rsquo;Observatoire international des prisons.<\/i><\/p>\n<div class=\"media media-align-left media-image format-50-pcent\"><img decoding=\"async\" class=\"preview\" title=\"Des cabines t\u00e9l\u00e9phoniques sont install\u00e9es au sein des prisons. La fr\u00e9quence, les jours et heures d\u2019acc\u00e8s au t\u00e9l\u00e9phone, ainsi que la dur\u00e9e autoris\u00e9e des communications sont fix\u00e9s par le r\u00e8glement int\u00e9rieur de chaque \u00e9tablissement. L\u2019absence de confidentialit\u00e9 des \u00e9changes et le co\u00fbt, \u00e9lev\u00e9, des communications sont d\u2019autres obstacles au bon exercice du droit des personnes d\u00e9tenues de passer des appels depuis la prison. \u00a9 CGLPL\" src=\"https:\/\/static.mediapart.fr\/etmagine\/default\/files\/2016\/08\/02\/pc-phone-mc-saint-maur.jpg?width=1260&amp;height=1888&amp;width_format=pixel&amp;height_format=pixel\" alt=\"Des cabines t\u00e9l\u00e9phoniques sont install\u00e9es au sein des prisons. La fr\u00e9quence, les jours et heures d\u2019acc\u00e8s au t\u00e9l\u00e9phone, ainsi que la dur\u00e9e autoris\u00e9e des communications sont fix\u00e9s par le r\u00e8glement int\u00e9rieur de chaque \u00e9tablissement. L\u2019absence de confidentialit\u00e9 des \u00e9changes et le co\u00fbt, \u00e9lev\u00e9, des communications sont d\u2019autres obstacles au bon exercice du droit des personnes d\u00e9tenues de passer des appels depuis la prison. \u00a9 CGLPL\" \/><span class=\"legend\">Des cabines t\u00e9l\u00e9phoniques sont install\u00e9es au sein des prisons. La fr\u00e9quence, les jours et heures d\u2019acc\u00e8s au t\u00e9l\u00e9phone, ainsi que la dur\u00e9e autoris\u00e9e des communications sont fix\u00e9s par le r\u00e8glement int\u00e9rieur de chaque \u00e9tablissement. L\u2019absence de confidentialit\u00e9 des \u00e9changes et le co\u00fbt, \u00e9lev\u00e9, des communications sont d\u2019autres obstacles au bon exercice du droit des personnes d\u00e9tenues de passer des appels depuis la prison. \u00a9 CGLPL<\/span><\/div>\n<h3 class=\"content-article\">\u00ab La prison, je pensais savoir ce que c\u2019est. Je travaille \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, et j\u2019en entends parler depuis toujours par des patients qui ont \u00e9t\u00e9 incarc\u00e9r\u00e9s, ou dont un proche l\u2019a \u00e9t\u00e9. J\u2019ai vu \u00e0 quel point des gens se disent \u201cbr\u00fbl\u00e9s\u201d par leur incarc\u00e9ration ou celle d\u2019un proche. Mais j\u2019avais beau conna\u00eetre un peu, celle d\u2019Alex a \u00e9t\u00e9 terrible. Tout d\u2019un coup, j\u2019\u00e9tais terroris\u00e9e de ce qui pouvait lui arriver. C\u2019\u00e9tait mon fils et je ne savais pas ce qu\u2019il vivait. Nous avions cru pouvoir obtenir les permis de visite rapidement\u2026 \u00c7a a pris un mois et demi. En attendant, \u00e0 part amener du linge, on ne pouvait rien faire. Ni lui parler. Ni avoir de nouvelles. Les courriers transitaient par le bureau du juge et y restaient bloqu\u00e9s. Et on n\u2019avait aucune explication. Avant son arrestation, on avait pr\u00e9vu des vacances \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, on a tout annul\u00e9. Mais Alex, ne recevant pas nos courriers, a cru qu\u2019on \u00e9tait partis.<\/h3>\n<p>Au bout de trois semaines, un soir, un gars lui a pr\u00eat\u00e9 un portable. Tout \u00e0 coup, je vois sur mon t\u00e9l\u00e9phone : \u201cBonjour, c\u2019est Alex\u201d. M\u00e9fiante, je demande : \u201cSi c\u2019est toi, donne-moi ta date de naissance et mon pr\u00e9nom\u201d. R\u00e9ponse : \u201cf\u00e9vrier 1993, H\u00e9l\u00e8ne\u201d. Puis : \u201cNe me laisse pas tout seul cette nuit\u201d. On a communiqu\u00e9 toute la nuit. Ces SMS nous ont permis de respirer, de savoir qu\u2019il allait bien \u2013 la seule chose qui comptait. Savoir qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas battu, pas viol\u00e9. C\u2019est ce dont j\u2019avais eu peur tout de suite : le viol, comme symbole de violence, de domination, de rapports de force auxquels il n\u2019aurait pas pu faire face.<\/p>\n<p>A cette \u00e9poque, il y a eu \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 un d\u00e9bat sur le t\u00e9l\u00e9phone portable en prison. Tout le monde \u00e9tait contre \u2013 les chroniqueurs, le public \u2013 sauf une femme qui avait un proche en prison, et qui disait que gr\u00e2ce \u00e0 \u00e7a on peut garder un lien avec sa famille. C\u2019est vrai, le t\u00e9l\u00e9phone nous a tous sauv\u00e9s. \u00c7a a permis de d\u00e9dramatiser un peu, d\u2019avoir moins peur. On a continu\u00e9 \u00e0 \u00e9changer par SMS, il n\u2019avait pas assez de cr\u00e9dits pour qu\u2019on s\u2019appelle. Maintenant, on se parle tous les jours. Et si une fois il n\u2019appelle pas, je m\u2019inqui\u00e8te. S\u2019il \u00e9tait transf\u00e9r\u00e9, je sais que l\u2019administration ne nous pr\u00e9viendrait pas tout de suite. J\u2019ai vu comme \u00e7a des gens repartir du parloir morts d\u2019inqui\u00e9tude, on leur avait juste dit \u201cnon, pas de parloir, il n\u2019est plus ici\u201d. Au moins, comme \u00e7a, il peut me pr\u00e9venir si \u00e7a arrive. \u00bb<\/p>\n<p><b>Solidarit\u00e9s<\/b><\/p>\n<p>\u00ab Apr\u00e8s pr\u00e8s deux mois, les permis de visite ont enfin \u00e9t\u00e9 accord\u00e9s. Deux de mes patientes, m\u00e8re et fille, qui \u00e9taient au courant pour Alex et dont le mari et p\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 incarc\u00e9r\u00e9, m\u2019ont expliqu\u00e9 comment on entrait en prison. \u201cTu vas arriver, on va prendre ta carte d\u2019identit\u00e9, apr\u00e8s il y a un sas, il faut attendre. Au parloir ne t\u2019inqui\u00e8tes pas, c\u2019est une pi\u00e8ce vitr\u00e9e des deux c\u00f4t\u00e9s mais tu n\u2019es pas s\u00e9par\u00e9e de celui que tu viens voir.\u201d J\u2019\u00e9tais boulevers\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9e de revoir Alex. Mais, gr\u00e2ce \u00e0 elles, j\u2019avais moins d\u2019anxi\u00e9t\u00e9. D\u00e8s le deuxi\u00e8me parloir, c\u2019est moi qui soutenais une dame. \u201cNe pleurez pas, je vais vous expliquer, essayez de tenir pour votre fils.\u201d J\u2019avais compris \u00e0 quel point cette assistance est utile quand on n\u2019y connait rien. C\u2019est comme quand on va \u00eatre op\u00e9r\u00e9 et qu\u2019on vous explique. Il n\u2019y a pas que les familles qui sont touch\u00e9es. Une fois, j\u2019ai accompagn\u00e9 en voiture un copain d\u2019Alex qui allait le voir au parloir. On a bavard\u00e9 sur la route et, arriv\u00e9 devant la porte, il m\u2019a dit : \u201cH\u00e9l\u00e8ne, tu n\u2019as pas une clope ? Je ne vais pas bien, je vais pleurer.\u201d On a fum\u00e9 une cigarette, il a pleur\u00e9. Je lui ai expliqu\u00e9 comment \u00e7a se passait au parloir. Tout \u00e7a, c\u2019est de la solidarit\u00e9. Ce qu\u2019ont fait mes patientes, ou le cod\u00e9tenu d\u2019Alex qui n\u2019avait pas de fric mais a tout partag\u00e9 avec lui pendant les deux premiers mois. Ceci dit, beaucoup pensent \u201cchacun sa merde\u201d, autant du c\u00f4t\u00e9 des d\u00e9tenus que des proches. \u00bb<\/p>\n<p><b>\u00ab Quand il nous voit, il d\u00e9charge \u00bb<\/b><\/p>\n<p>\u00ab La premi\u00e8re fois que mon compagnon et moi sommes all\u00e9s au parloir, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 des retrouvailles pleines d\u2019amour, et en m\u00eame temps, \u00e7a laissait une sensation de malaise de sentir qu\u2019Alex n\u2019allait pas si mal que \u00e7a. D\u2019autres parents m\u2019ont racont\u00e9 \u00e7a. Les premiers mois, les gamins disent que c\u2019est la colonie de vacances. En fait, ils se posent et tentent de se faire \u00e0 la situation. Dans un SMS, Alex m\u2019a dit : \u201cC\u2019est bien en prison, on n\u2019a plus de soucis.\u201d Pour des parents, c\u2019est dur. Ils restent nos enfants. Si lui ne pleurait pas, nous on pleurait souvent, mais il fallait avancer \u00e0 tout prix. Il ne nous raconte presque rien de la prison. Peut-\u00eatre parce qu\u2019il ne s\u2019y passe pas grand-chose. Mais quand il ne supporte pas un cod\u00e9tenu, pendant tout le parloir on a droit \u00e0 \u201cMachin il fait chier&#8230;\u201d. C\u2019est frustrant, mais c\u2019est normal : le parloir est le seul endroit o\u00f9 il peut d\u00e9compresser et se confier au sujet des autres d\u00e9tenus et des surveillants. Il contient tout, et quand il nous voit, il d\u00e9charge. Et il part vite ! La derni\u00e8re fois, je lui ai dit que \u00e7a me gonflait ses histoires ; il m\u2019a r\u00e9pondu qu\u2019il ne m\u2019appellerait plus. Parfois, il nous explique pourquoi il a besoin d\u2019argent pour cantiner, qu\u2019il lui faut du savon, de quoi laver sa cellule, parce que c\u2019est pourri et que \u00e7a pue. Quand on voit l\u2019\u00e9tat des WC pour les familles, on imagine comment sont les douches \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur\u2026 Son plus gros budget, ce sont les produits d\u2019entretien. Un jour, il m\u2019a racont\u00e9 aussi la promenade et l\u00e0, j\u2019ai d\u00e9couvert un monde. Il m\u2019a dit : \u201cIl y en a un qui m\u2019a regard\u00e9 de travers. Heureusement, j\u2019avais mon stylo dans la poche\u201d. Je lui ai demand\u00e9 pourquoi. Il m\u2019a r\u00e9pondu \u201cje lui plantais dans la carotide s\u2019il s\u2019approchait\u201d. Il n\u2019a jamais eu \u00e0 s\u2019en servir, mais il descend toujours en promenade avec son stylo dans la poche. Je d\u00e9couvre un c\u00f4t\u00e9 de mon fils que je ne connaissais pas. Et \u00e7a me donne la chair de poule. \u00bb<\/p>\n<p><b>\u00ab Faire comprendre que les relations humaines, c\u2019est autre chose \u00bb<\/b><\/p>\n<p>\u00ab Avec ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 mon fils, j\u2019ai acquis cette conscience que tout peut basculer en un quart de seconde. Comme un accident sur la route. Et en prison, la violence est partout. Il faut apprendre \u00e0 vivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec des personnes que tu n\u2019as pas choisies. Si tu n\u2019en peux plus, tu ne peux pas ouvrir ta porte. La plupart de ceux qui sont en prison sont bless\u00e9s, fracass\u00e9s. Du coup, la vie ne peut pas \u00eatre normale l\u00e0-dedans. Et il y a des barges : un jour, au parloir, quelqu\u2019un s\u2019est mis \u00e0 hurler \u00e0 la mort. C\u2019\u00e9tait une maman ; son fils lui tapait dessus. Il avait amen\u00e9 un sac avec ses excr\u00e9ments dedans. Psychotique, il n\u2019avait rien \u00e0 faire en prison, mais il y \u00e9tait. Cette femme s\u2019est retrouv\u00e9e barbouill\u00e9e, frapp\u00e9e, humili\u00e9e, le temps que les secours arrivent. Les surveillants aussi ont peur. Ils n\u2019ont pas envie d\u2019\u00eatre l\u00e0, et leur boulot est difficile. Mais avec eux non plus je ne laisse rien passer. On a obtenu qu\u2019ils nous appellent \u201cMadame, Monsieur\u201d quand on entre au parloir, et non pas simplement par le nom de famille. Quand mon compagnon me dit que \u00e7a ne sert \u00e0 rien de r\u00e2ler, je lui r\u00e9ponds qu\u2019on ne doit pas renoncer. On doit faire comprendre \u00e0 notre fils, aux surveillants, que les relations humaines c\u2019est autre chose.<br \/>\nOn peut comprendre un comportement \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, parce qu\u2019ils sont dans la survie, mais il faut rappeler que dehors, la vie, c\u2019est autre chose. Une femme dont le mari a fait huit ans m\u2019a racont\u00e9 qu\u2019il est sorti de prison totalement handicap\u00e9. Il n\u2019\u00e9tait plus capable de prendre de d\u00e9cision, d\u2019affirmer quoi que ce soit. Elle et ses filles \u00e9taient toujours derri\u00e8re lui, car il oubliait d\u2019\u00e9teindre l\u2019eau ou la lumi\u00e8re. \u00c7a ne s\u2019\u00e9teignait pas automatiquement comme dedans. Il ne savait plus vivre. \u00bb<\/p>\n<p><i>Cet article est issu du n\u00b092 de la revue trimestrielle\u00a0<\/i>Dedans-Dehors<i>, \u00e9dit\u00e9e par l&rsquo;Observatoire intertional des prisons. Pour le citer :\u00a0<\/i><i>Pour le citer : Observatoire international des prisons, \u00ab\u00a0Quartiers et prison : un destin collectif\u00a0\u00bb,\u00a0<\/i>Dedans-Dehors<i>, n\u00b092, juillet 2016, pp.48-49.<\/i><i>Pour vous abonner \u00e0 la revue papier, c&rsquo;est\u00a0<a class=\"external\" href=\"http:\/\/oip.org\/index.php\/publications-et-ressources\/dedans-dehors\/1284-dedans-dehors-n-92-juillet-2016-quartiers-et-prison\" target=\"_blank\">ici<\/a>.<\/i><\/p>\n<h4><em>Source :\u00a0https:\/\/blogs.mediapart.fr\/observatoire-international-des-prisons-section-francaise\/blog\/020816\/en-prison-le-telephone-nous-sauves<\/em><\/h4>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"content\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>H\u00e9l\u00e8ne se rend depuis quatre ans au parloir pour voir Alex, son fils de vingt ans. 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