« Révolte » à la prison de Bois d’Arcy et ailleurs

Une vingtaine de détenus de la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy dans les Yvelines ont refusé jeudi 22 Août matin de regagner leurs cellules, se plaignant du manque d’efficacité des équipes médicales de la prison.

Jeudi vers 10h, 22 détenus de la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy dans les Yvelines se trouvaient en salle de sport. « Ils ont prétexté qu’un des leurs avait un malaise et se sont plaints du fait que les équipes médicales mettaient trop de temps à intervenir », a indiqué le délégué général de FO Pénitentiaire, Jérôme Nobécourt.

« Ils ont refusé de réintégrer leurs cellules, malgré plusieurs négociations avec des responsables de la prison« , a ajouté une autre source syndicale. Les équipes régionales de sécurité (Eris) sont intervenues et tout est rentré dans l’ordre vers 13h30. « Il n’y a eu aucun blessé et les dégradations sont minimes », a souligné la seconde source syndicale. Un détenu récalcitrant a été conduit au quartier disciplinaire.

Cet incident intervient dans un climat de tension dans les prisons françaises depuis le début de la semaine. Lundi, une soixantaine de détenus avaient saccagé un secteur de la maison d’arrêt de Blois, à la suite de la découverte d’un détenu mort le matin même. Mardi et mercredi, deux tentatives de mutinerie, impliquant une vingtaine de personnes, ont eu lieu au centre pénitentiaire de Châteaudun (Eure-et-Loir).

Source: http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/bois-d-arcy-une-vingtaine-de-detenus-refusent-de-reintegrer-leur-8251331.html
 

«En prison, la tension est telle que le moindre événement peut déclencher des violences»

L’inquiétude est marquée pour l’Observatoire international des prisons (OIP) qui voit des «problèmes de fond» dans ces émeutes. «Les mutineries sont essentiellement dues à l’interdiction de moyens d’expression pacifiques pour les détenus», détaille Sarah Dindo, la directrice de l’OIP, rappelant que les pétitions leur sont interdites. «En prison, la tension est telle que le moindre événement peut déclencher des violences», ajoute-t-elle.

«Les détenus n’ont pas le même comportement quand ils sont dans une cellule individuelle ou quand ils la partagent à deux ou trois», détaille Jérôme Nobécourt délégué général du syndicat de surveillant FO pénitentiaire. «La promiscuité due à la surpopulation carcérale est difficile à gérer au quotidien». Sarah Dindo confirme: «Vivre à trois dans une cellule de 9m2 et ne sortir que trois heures par jour, à cause de la baisse d’activité hors cellule l’été, n’apaise pas les détenus».

Le surveillant Jérôme Nobécourt note aussi un effet «boule de neige»: «l’info est relayée par les médias, tous les détenus ont des télés, voire des téléphones portables, et sont donc très au courant de ce qu’il se passe dans chaque prison du pays».

 

Source :http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/08/24/01016-20130824ARTFIG00199-une-semaine-de-mutineries-dans-les-prisons-francaises.php

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