( Suisse/ prison de La Tuilière ) 7 gardiens seront jugés pour avoir brutalisé une détenue

Les accusations d’une détenue de la prison de La Tuilière à Lonay (VD) ont finalement été entendues. Elle accuse sept gardiens de l’avoir brutalisée. Ils seront jugés.

Les sept gardiens de la prison de la Tuilière à Lonay (VD) accusés par une détenue de violences à son encontre seront jugés. La Chambre des recours pénale a annulé le classement ordonné par le procureur. Ce dernier avait estimé que les accusations de la quinquagénaire étaient mensongères.

Comme l’annonce « Le Temps » vendredi, la Chambre des recours pénale a admis le recours de la détenue. L’arrêt, dont l’ats s’est procuré une copie, indique qu' »on ne saurait retenir qu’il n’existe aucun doute sur les faits, ni aucun soupçon justifiant une mise en accusation des prévenus ».

Condamnée à une peine de quinze ans pour instigation à assassinat, la femme reproche à sept agents de détention de la prison de la Tuilière à Lonay (VD) de l’avoir brutalisée en juillet 2009 alors qu’ils venaient de la placer en cellule d’isolement pour des débordements.

La femme les accuse d’avoir été mise à terre alors qu’elle était menottée et d’avoir été frappée au niveau des bras puis tirée par les cheveux. Elle dit également avoir reçu un coup de pied au niveau des côtes. Les agents de détention visés contestent vivement ces accusations.

Hématomes

Une première enquête s’était conclue en 2010 par un non-lieu. Le Tribunal d’accusation avait ensuite annulé ce classement et une nouvelle enquête avait été demandée. En janvier dernier, le procureur Eric Mermoud a ordonné un nouveau classement jugeant que les accusations de la détenue étaient fausses.

Dans son arrêt, le Tribunal cantonal indique que la recourante portait des hématomes ou ecchymoses le lendemain de son interpellation. Ces lésions ont fait l’objet d’un constat médical et elles sont « compatibles avec le récit de la recourante et parlent plus en faveur d’une hétéro-agression et/ou d’un événement accidentel qu’en faveur d’une autoagression ».

En dernier lieu, le dossier ne contient pas d’éléments qui permettraient d’attribuer clairement aux lésions constatées une autre origine que celle avancée par la recourante, conclut le document.

( Source: ATS/ http://www.arcinfo.ch/fr/suisse/prison-la-tuiliere-sept-gardiens-seront-juges-pour-avoir-brutalise-une-detenue-566-1295546 )

 

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