Des nouvelles de Christine ( Fevrier 2014)


Mi-octobre 2013, Christine se fait incarcérer au Centre de Détention de
Réau en banlieue parisienne (voir ici sur les événements précédents :
http://rebellyon.info/spip.php?page=recherche&recherche=Ribailly ).

Dès son arrivée, elle refuse de prendre la carte de circulation nécessaire aux
passages des multiples sas de sécurité au sein de la taule. Elle est alors
maintenue en « régime de portes fermées ». Pour les détenues placées sous
ce régime, une seule pièce, la « salle de convivialité », permet de passer
des moments ensemble. Début décembre, l’Administration Pénitentiaire (AP)
décide de fermer cette salle sans donner de motif à cette décision.
Immédiatement, Christine demande des explications. L’AP n’apprécie pas
trop cette insolence et lui colle au total 21 jours de mitard en faisant
tomber des Comptes Rendus d’Incidents gardés sous le coude. Au mitard,
elle continue de protester, mais cette fois-ci pour obtenir un poste radio
(obligatoire au mitard depuis la loi pénitentiaire de 2009). à sa sortie
du mitard, elle rédige avec ses co-détenues un courrier destiné à l’AP,
revendiquant la ré-ouverture de la « salle de convivialité » ainsi qu’une
ouverture exceptionnelle de cette même salle le 1er janvier pour prendre
ensemble le repas de midi. L’AP tarde à répondre, et le 31 décembre le
chef de détention Ha-o-kwie convoque Christine pour lui rendre, à elle
seule, la réponse négative. Elle proteste et refuse de devoir annoncer
elle-même cette réponse à ses co-détenues. Ha-o-kwie insinue alors que
c’est elle la meneuse et qu’elle aurait manipulé ses co-détenues pour
rédiger la lettre de revendications. Elle fait un pas de défiance en
avant. Là, trois autres matons restés à proximité l’agrippent par les bras
pendant qu’Ha-o-kwie la menace en agitant son index sous le nez de
Christine. Pour stopper cette humiliation, elle lui pince le doigt avec
les dents. Menottée, les matons la collent au sol pendant qu’Ha-o-kwie lui
envoie des coups de poing au visage.
Suite à cette altercation, Christine prend 30 jours de mitard. Ne voulant
pas rater l’occasion de se faire un treizième mois, Ha-o-kwie porte
plainte pour violence. Le dernier jour de mitard (le 28/01/14), Christine
est placée en garde à vue et présentée au TGI de Melun pour être jugée sur
cette plainte. Elle refuse cette comparution immédiate et reçoit une
convocation en correctionnelle pour le 5 mars à 13h30 au même TGI de
Melun. Dès le lendemain matin, elle est transférée pour raison
disciplinaire au Centre Pénitentiaire de Rennes.
En 14 mois de détention, il s’agit de son sixième transfert disciplinaire
et donc de sa septième taule. En 14 mois elle en aura passés 205 jours au
mitard et 70 jours en quartiers d’isolement. Après avoir écopé de 6 mois
fermes et plusieurs centaines d’euros à verser à différents matons de
Bapaume au Tribunal d’Arras, c’est maintenant le Tribunal de Melun qui
veut venir en rajouter une couche. (Voir ici à propos du procès d’Arras :
http://rebellyon.info/?Delibere-d-Arras-et-d-autres).
N’appréciant pas les réfractaires, l’Administration Pénitentiaire, avec
l’appui de la Justice, joue la carte de l’acharnement pour tenter de
détruire Christine. Même si nos marges de manœuvre sont étroites, ne
laissons pas Christine seule face à la machine à broyer.

Soyons nombreux lundi 5 mars 2014 dès 12h30 devant le Tribunal de Melun
(2, avenue du Général-Leclerc).


D’ici là et après, pour lui écrire, voici sa nouvelle adresse à Rennes :
Christine RIBAILLY, écrou 7993, CP-CD de Rennes, 18 bis rue de Chatillon,
35000 RENNES


Suite au procès du 13 février 2013 à lyon, le parquet avait jugé la peine
(3 mois fermes) trop clémente et avait donc fait appel. La date de cette
nouvelle audience est tombée. Ce sera le lundi 14 avril 2014 à 13h30 à la
Cour d’Appel de Lyon.  D’autres infos à ce propos suivront bientôt. Voir
ici à propos de ce procès en première instance :
http://rebellyon.info/proces-de-christine-le-mercredi-13.html





Source et plus à lire sur :
http://paris.indymedia.org/spip.php?article15029

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